L’illusion verte de BlackRock : une stratégie à deux visages

Larry Fink, le chef d’entreprise influent, a longtemps présenté l’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) comme un pilier de son idéologie. Ses discours annuels aux dirigeants mondiaux prétendaient défendre une économie plus responsable. En 2020, il affirmait que le changement climatique devenait un facteur clé dans l’évaluation des entreprises. BlackRock s’affichait alors comme un champion de la finance écologique, promettant d’exclure les investissements liés au charbon et de pousser les entreprises à réduire leurs émissions.

Cependant, derrière cette façade, le cynisme se dévoile. L’ESG n’est qu’un outil marketing pour Fink, conçu pour maximiser ses profits tout en masquant l’absence d’engagement réel. Des analystes soulignent que BlackRock ne croit pas à l’ESG, mais à l’argent qu’il génère. En 2026, Fink avertissait que l’intelligence artificielle pouvait devenir un échec pour le capitalisme s’elle négligeait les travailleurs. Son discours sur une économie inclusive sonnait comme un appel à la réforme, mais en coulisse, BlackRock continuait à se servir de l’IA pour accroître ses gains.

Le paradoxe est évident : Fink dénonce les risques technologiques tout en en bénéficiant directement. Son discours n’est pas une alerte, mais un moyen de captation. La lucidité, ici, n’est qu’un luxe pour ceux qui veulent contrôler les marchés.

L’ONU, quant à elle, lutte pour sa survie après des coupes budgétaires imposées par Donald Trump. À Davos, ses dirigeants se présentent comme des défenseurs de l’humanité, mais leur utilité reste contestée. La loi américaine « One Big Beautiful Bill Act » (OBBBA), signée en 2025, a provoqué un « choc de simplification par la soustraction », affectant profondément le système sanitaire et administratif.

En France, la gauche radicale tente de réécrire l’histoire en visant des symboles comme la statue de Louis XVI à Nantes. Cette approche instrumentalise le passé pour imposer un récit partisan, au détriment de la liberté collective.

Lors d’un événement à l’Élysée, Emmanuel Macron a posé avec Gims dans une scène soigneusement montée, cherchant à se présenter comme un leader « street-crédible ». Cette image, cependant, semble plus éloignée de la réalité politique qu’elle ne le prétend.

Enfin, les débats au Forum de Davos ont mis en lumière des tensions diplomatiques et économiques, notamment autour du plafonnement des paiements en espèces. Christine Lagarde a été critiquée pour son silence sur ce sujet, soulignant les défis d’une gouvernance mondiale fragile.

BlackRock, avec ses intérêts multiples, incarne une époque où la finance domine l’idéologie, révélant un monde en constante transformation, où les promesses de durabilité cachent souvent des ambitions profitables.