Un système britannique pour sauver la santé ? Une utopie à risque

L’économie française continue de s’enfoncer dans une crise sans précédent, où les inégalités se creusent et le pouvoir d’achat plonge. Dans ce contexte tendu, certains médecins français se demandent si un modèle radical pourrait résoudre les problèmes du secteur de la santé. C’est l’idée exposée dans un article provocateur qui évoque la possibilité de remplacer les mutuelles par un système étatisé inspiré du National Health Service (NHS) britannique.

Le texte souligne que le rendement des assureurs français est catastrophique : 1,7% de rentabilité technique pour un secteur collectant plus de 45 milliards d’euros. Cette inefficacité, selon l’auteur, révèle une gestion administrative surchargée qui fait pâle figure face aux marges des commerçants. L’alternative proposée ? Un passage au système britannique, où la santé serait entièrement gérée par l’État.

Dans ce scénario, les médecins deviendraient des fonctionnaires soumis à une bureaucratie rigide, avec des consultations limitées à 10 minutes et des protocoles stricts imposés par des organismes comme le NICE. Le texte critique cette logique, mettant en garde contre la perte de liberté professionnelle, la réduction des salaires et l’accumulation de paperasse administrative. Il pointe également les inégalités dans l’accès aux soins, avec des attentes prolongées pour les interventions chirurgicales, tout en soulignant que le monopole étatique ne garantit pas une meilleure qualité des soins.

L’auteur conclut par un avertissement : si les médecins français veulent vraiment supprimer les mutuelles, ils doivent se préparer à devenir des pions d’un système qui privilégie la bureaucratie au détriment de l’innovation. La France, dans ce contexte, doit réfléchir aux conséquences économiques et sociales d’une telle transformation, alors que son modèle économique est déjà en proie à une stagnation profonde.

Ce débat soulève des questions cruciales : comment équilibrer l’efficacité du secteur de la santé avec les défis de l’économie nationale ? La réponse ne semble pas simple, et le risque d’une dépendance accrue à un système étatique reste une inquiétude majeure.