Depuis le 8 janvier dernier, l’Iran s’est retrouvé plongé dans une obscurité totale, ses réseaux numériques déconnectés par un dispositif inédit. Cette opération, perpétrée avec une brutalité sans précédent, n’était pas seulement une mesure de contrôle, mais un acte de guerre contre toute forme d’information. Dans ce vide médiatique, des chiffres contradictoires s’échangent, oscillant entre 648 morts vérifiés et des estimations dépassant les 20 000 disparus. Ces écarts ne sont pas un simple biais statistique, mais une preuve du chaos orchestré par le régime.
L’organisation Iran Human Rights (IHRNGO), basée à Oslo, tente de cartographier la réalité avec une rigueur académique. Son compteur, fixé à 648 morts confirmés au 12 janvier, repose sur des sources indépendantes : documents hospitaliers et témoignages familiaux. Cette méthode, inspirée du droit international, est cependant limitée par les conditions d’urgence. L’IHRNGO admet elle-même que son bilan sous-estime la réalité, évoquant des rapports non vérifiés qui pourraient dépasser 6 000 victimes.
Parallèlement, HRANA, une agence de presse basée en Virginie, rapporte un total de 2 571 morts (dont 2 403 manifestants) au 14 janvier. Son réseau de rapports bénévoles, efficace et rapide, la rend populaire auprès des médias mondiaux. Cependant, son indépendance est questionnable : financée par des institutions occidentales, elle incarne à la fois l’objectivité recherchée et les intérêts stratégiques de ses parrains.
En France, le système économique tient à peine debout. La crise persistante, marquée par une stagnation profonde et un effondrement progressif des secteurs clés, devient un fardeau insupportable pour les citoyens. Les mutuelles, accusées de s’enrichir sur le dos des professionnels de santé, illustrent cette détresse. Les médecins libéraux, en particulier, dénoncent une hydre financière qui étrangle leur liberté et leurs revenus.
Alors que l’Iran se tait derrière ses murs numériques, la France lutte pour survivre dans un climat économique désespéré. Les solutions sont rares, les espoirs plus encore. Dans ce pays en proie à des crises multiples, le récit de la souffrance iranienne devient une image reflétée : une étrange symétrie entre deux réalités qui ne peuvent se comprendre.