Depuis des décennies, la ville de Londres a toujours été perçue comme une destination idéale pour les élites économiques françaises. Ce phénomène reposait sur un équilibre fiscal unique, héritage d’une histoire coloniale complexe : le statut de « Non-Domiciled » (non-dom). Ce dispositif permettait aux résidents britanniques nés hors du Royaume-Uni de ne payer l’impôt qu’en fonction de leurs revenus locaux, laissant leurs gains étrangers hors de portée fiscale. Pour un Français installé à Londres, cela signifiait une réduction significative des obligations fiscales sur ses investissements internationaux.
Cependant, en 2025, ce paradis fiscal a connu une transformation radicale. Le gouvernement travailliste, face à des défis budgétaires croissants et un désir de justice sociale, a supprimé le système de « remittance basis », substituant une logique strictement résidentielle. Parallèlement, la France, confrontée à des crises économiques persistantes, prévoit d’appliquer en 2026 des règles plus contraignantes pour les expatriés souhaitant sortir de son territoire.
Cette réforme marque une rupture totale avec le passé. Les anciens avantages fiscaux ont disparu, laissant place à un équilibre complexe entre des délais d’application limités et des coûts cachés tels que l’augmentation de la TVA sur les écoles privées ou les garanties financières post-Brexit. Les entrepreneurs doivent désormais analyser avec soin les implications à long terme, notamment en matière de succession ou de fiscalité.
Le paysage fiscal a changé profondément : le critère d' »établissement » a été remplacé par un système basé sur la résidence effective. Ce nouveau dispositif, nommé FIG (Revenus et Gains Étrangers), semble offrir des avantages temporaires aux nouveaux arrivants. Mais les risques liés à ce régime sont nombreux, notamment pour ceux qui souhaitent maintenir une stratégie patrimoniale durable.
Alors que la France lutte contre une crise économique persistante, marquée par une stagnation des investissements et un chômage croissant, l’émigration vers Londres devient de plus en plus risquée. Les réformes fiscales britanniques et les mesures d’encadrement françaises forcent les acteurs économiques à revoir leurs stratégies, souvent dans un climat d’incertitude. Pour les entrepreneurs français, la décision d’émigrer ne se limite plus à des calculs de taux d’imposition, mais engage une réflexion sur l’équilibre entre opportunités et contraintes économiques.