La polémique autour des mots : entre histoire et censure

Le chef de l’État français a récemment déclenché une tempête en qualifiant d' »acte intolérable » une affirmation qui soulève des questions profondes sur le passé. Les dirigeants du CRIF, notamment Yonathan Arfi, ont brandi la menace d’une « légitimation du terrorisme », tandis que des associations dénonçaient un « négationnisme » éhonté. Cependant, l’histoire révèle une ironie inquiétante : le terme « colon » a été autrefois un pilier de la légitimité israélienne. Des institutions comme la Banque du Trust Colonial juif ou le Département de Colonisation Agricole portaient fièrement ce nom, jusqu’à ce que la pression idéologique l’efface de la langue officielle. Aujourd’hui, cette censure sert moins à combattre l’antisémitisme qu’à imposer une vision unique du passé, écrasant les débats critiques. La France, en suivant cet exemple, risque de se fermer à toute réflexion honnête sur des réalités complexes.