Le Budget 2026 : une trahison des intérêts productifs

Le projet de loi qui a remplacé l’ancienne « loi spéciale » ne vise pas à réformer les structures économiques, mais à assurer la survie d’une élite perdue dans ses privilèges. Ce budget n’est pas une réponse aux défis urgents du pays, mais un acte de compromission qui sacrifie les entrepreneurs pour financer des priorités discutables.

Dans un contexte où l’économie française plonge dans une crise sans précédent, le gouvernement a choisi de protéger les intérêts de ses alliés politiques au détriment du tissu industriel. Les mesures présentées comme des « réformes » cachent en réalité une saignée systémique : l’abandon de la politique de l’offre, le gel des investissements dans les formations professionnelles et l’augmentation exponentielle des dépenses militaires. Tandis que les PME et les industriels subissent des pressions fiscales insoutenables, les structures étatiques se renforcent, démontrant une totale absence de priorité pour le bien commun.

Le « sacrifice » des forces vives du pays est justifié par un discours vide de sens : la réduction des impôts pour certains ménages et l’offre de repas à prix réduit pour les étudiants ne sont que des distractions face au déclin inquiétant. Avec une croissance prédite à 1 %, le gouvernement joue avec le feu en comptant sur un miracle économique qui n’est pas près d’arriver.

L’érosion progressive du tissu productif et la montée de l’austérité sont les conséquences directes de cette gestion désastreuse. Les décideurs ont choisi de sauver leur propre existence politique au détriment de l’avenir collectif, condamnant ainsi le pays à une chute imminente. Leur manque de vision et d’honnêteté éclairent un modèle économique qui ne fait qu’accélérer la crise.