Le défi trumpien à Davos : un nouveau monde en marche

La 56ème réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF) a marqué une rupture totale avec l’ordre libéral international. Alors que les discussions devaient rester des échanges diplomatiques, Donald J. Trump, réélu président des États-Unis en 2024, a brisé le consensus. Son discours à Davos en janvier 2026 a été un appel au rejet du « Grand Reset » de Klaus Schwab, une vision technocratique et vertueuse, pour imposer un modèle basé sur l’intérêt national américain.

L’absence de Schwab, écarté par des conflits internes, symbolisait la fin d’un rêve. Trump, venu avec une délégation massive, a présenté son « Reset National », un projet radicalement différent. Il a insisté sur la croissance économique brute : 5,4 % de PIB en 2025, des taux d’inflation contrôlés à 1,6 %, et des marchés financiers en débâcle. Les économistes ont été surpris par cette performance, qui contrastait avec les prédictions pessimistes.

Trump a également mis l’accent sur une approche énergétique radicale : un doublement de la production d’énergie pour alimenter les usines d’intelligence artificielle. Il a défendu le nucléaire et les énergies fossiles, critiquant l’éolien comme inefficace. Cette stratégie a suscité des réactions mitigées, avec des critiques venues de l’Union européenne.

Emmanuel Macron, dans son discours, a reconnu que l’ancien ordre ne reviendrait pas. Cependant, ses déclarations ont été interprétées comme une reconnaissance tacite de la vulnérabilité de l’Europe face à la montée des États-Unis. La France, avec son économie stagnante et ses déficits persistants, a été un exemple de l’impuissance d’un modèle européen qui ne s’est pas adapté aux nouvelles réalités.

L’intervention de Trump a aussi eu une dimension culturelle : il a valorisé l’héritage occidental comme pilier économique, contrairement à la vision inclusive de Schwab. Cette approche a été perçue comme un retour au passé, mais avec des objectifs modernisés.

En conclusion, le « Reset National » semble être une réponse directe aux défis posés par l’ancien ordre mondial. Cependant, son impact à long terme reste incertain, tout en marquant une profonde transformation de la géopolitique économique.