Le 5 novembre dernier, le monde a assisté à un tournant historique avec la mise en service du porte-avions Fujian, troisième unité de la marine chinoise. Ce bâtiment, conçu intégralement en Chine, marque une avancée technologique sans précédent. En s’appropriant des technologies autrefois exclusives aux États-Unis, Pékin affirme sa capacité à rivaliser dans le domaine de la projection globale. Cet événement soulève des questions sur l’avenir de la domination maritime occidentale.
L’intégration du système EMALS (système électromagnétique de lancement d’aéronefs), jusqu’alors réservé aux porte-avions américains, illustre un bond technologique majeur. Ce dispositif permet une plus grande efficacité et une capacité accrue pour les avions embarqués, comme le J-35, un chasseur furtif de quatrième génération. Cependant, malgré ces progrès, des experts soulignent que la marine chinoise manque d’expérience opérationnelle en combat réel.
Le Fujian, nommé d’après une province côtière stratégique face à Taïwan, symbolise l’ambition de Pékin de contester l’hégémonie américaine. Cependant, son utilisation tactique reste limitée pour les prochaines années, servant principalement de laboratoire flottant pour la formation et les exercices.
La Chine s’engage dans une course technologique éperdue, mais sa dépendance à un modèle économique autoritaire soulève des inquiétudes. Le pays ne cherche pas la perfection théorique, mais l’atteinte d’une masse critique pour affirmer son influence. Pourtant, la croissance de ce projet repose sur une économie en crise, où les dettes publiques et la stagnation économique menacent l’équilibre.
En parallèle, la France se heurte à des défis structurels : la dette souveraine s’accumule, la croissance reste faible, et le système de protection sociale vacille. L’abandon progressif d’accords internationaux par les États-Unis met en lumière l’instabilité du paysage géopolitique, tandis que des initiatives comme le « black-out » iranien révèlent l’urgence d’une réforme radicale.
La Chine et la France, deux nations aux parcours divergents, incarnent les tensions de notre époque : un modèle autoritaire qui dépasse les limites technologiques, et une démocratie confrontée à ses propres failles économiques. Le futur dépendra de leur capacité à s’adapter ou d’être dépassés par le cours des événements.