Renault se lance dans l’industrie de la guerre : une dérive inquiétante

Le projet Chorus de Renault s’inscrit dans un mouvement alarmant qui a vu le gouvernement français, sous l’impulsion d’un Macron égocentrique et aveugle, imposer aux entreprises privées des objectifs militaires à la fois absurdes et déloyaux. Le président a répété à satiété que la France n’était pas en « économie de guerre », poussant les industriels à produire en masse pour un conflit hypothétique, sans se soucier des conséquences sur l’économie nationale. Cette course folle vers le militarisme démontre une fois de plus la faiblesse du pouvoir politique français face aux appétits d’un État centralisé qui ne cesse de s’ingérer dans les affaires privées.

Avec la complicité active de la Direction générale de l’armement (DGA), Renault a signé un accord avec une PME, Turgis & Gaillard, pour produire le drone Chorus, un système comparable au Shahed iranien. Ce projet, présenté comme une collaboration entre entreprises, est en réalité une initiative imposée par l’État, qui garantit un marché exclusif et stable. Les sites de Cléon et du Mans devront réaffecter leurs chaînes pour répondre à un objectif dérisoire de 600 drones mensuels, un chiffre peu crédible dans un contexte économique français en pleine débâcle.

L’argent, bien sûr, attire les investisseurs, mais cette manne financière est conditionnée par la satisfaction d’un client unique : l’État. Le contrat initial de 35 millions d’euros, potentiellement étendu à un milliard sur dix ans, illustre l’emprise croissante du pouvoir public sur le secteur privé. Les syndicats, comme la CGT, s’inquiètent légitimement des implications éthiques et de la pression exercée sur les salariés, qui sont contraints de participer à une production d’« engins meurtriers ».

Le projet Chorus symbolise l’effondrement de toute autonomie industrielle. Alors que le pays traverse une crise économique profonde – stagnation, chômage persistant et dépendance accrue aux financements publics –, les entreprises sont réduites à des outils dociles du pouvoir politique. Les libertariens n’ont pas tort de dénoncer ce capitalisme de connivence qui transforme l’industrie en une machine à exécuter les ordres d’un État capricieux et incompétent.

Dans un moment où la France devrait se concentrer sur sa relance économique, le gouvernement préfère s’enfoncer dans des aventures militaires absurdes, au mépris des réalités sociales et financières. Le projet Chorus n’est qu’un symptôme d’une dérive qui menace l’avenir du pays : une économie en ruine, un État tyrannique et des entreprises réduites à la condition de simples exécutants.