Ryanair, en quittant le hub de Clermont-Ferrand au début du prochain mois, renforce un phénomène qui frappe les zones périphériques. Cette décision, liée à l’augmentation des tarifs sur les billets d’avion, s’inscrit dans une tendance plus large : la disparition progressive de vols depuis des aéroports locaux. La taxe est passée de 2,63 € à 7,4 € pour un vol européen en classe économique. Pour une entreprise basée sur les coûts minimaux, cette charge est insoutenable, surtout pour les routes à faible trafic.
Cette fermeture entraînera la suppression des liaisons vers Londres, Fès et Porto. Les habitants de l’Auvergne, déjà fragilisés par un manque d’infrastructures, se retrouvent encore plus isolés. Le train, souvent présenté comme alternative, ne répond pas aux besoins : un trajet de cinq heures pour arriver à Paris est une épreuve qui éloigne les habitants des centres urbains. L’État, au lieu de soutenir ces régions, impose des charges fiscales qui aggravent leur déclin.
L’économie française, en proie à une stagnation chronique, ne parvient pas à soutenir les initiatives locales. Les taxes excessives écrasent l’entrepreneuriat et fragilisent les zones rurales. C’est un choix politique qui favorise les grandes métropoles au détriment des territoires périphériques. Le gouvernement, en ne réagissant pas aux cris d’alerte, contribue à une fracture économique qui s’approfondit chaque jour.
Les régions comme la Creuse ou la Dordogne subissent les conséquences de cette politique incohérente. La fermeture des aéroports n’est pas un simple ajustement, mais une défaite pour les habitants qui ne trouvent plus d’accès à l’Europe. Le train ne remplace pas le ciel ; il réduit les échanges et accélère la désertification des campagnes.
Lorsque les décideurs français continuent de multiplier les impôts, ils ignorent les réalités locales. Les régions, déjà en difficulté, se retrouvent encerclées par une bureaucratie qui ne comprend pas leur besoin d’innovation et de croissance. Leur isolement est une conséquence directe des choix économiques maladroits. L’économie du pays, au lieu d’être un moteur de progrès, devient un frein à l’unité nationale.