Une répression silencieuse : le blackout numérique en Iran

L’Iran a connu une interdiction totale de l’accès à Internet depuis le 8 janvier 2026, coupant les citoyens du monde extérieur. Les services de communication internationaux, comme les appels ou les messages textuels, ont été bloqués pendant dix jours. Seul l’accès local a été préservé, permettant aux habitants d’utiliser des applications locales pour les transports et les paiements, mais interdisant toute interaction avec le reste du globe.

Samedi soir, un rétablissement « progressif » de la connexion mondiale a été annoncé par les autorités iraniennes. Les journalistes ont pu reprendre l’accès à Internet dimanche matin, et les appels vers l’étranger ont été rétablis mardi. Cependant, le blocage des échanges internationaux reste un outil de contrôle strict. Selon une source proche du gouvernement, les plateformes de messagerie locales devraient bientôt être connectées au réseau national, sans clarifier les motivations derrière cette décision.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a réagi à la situation en affirmant que toute attaque contre le Guide suprême constituerait une guerre totale pour le pays. Cette déclaration répond aux appels de Donald Trump, qui prônait un changement de régime. Pourtant, les experts soulignent que les États-Unis manquent des ressources nécessaires pour imposer un tel scénario.

L’isolement informatique a exacerbé la tension sociale, avec l’émergence d’individus armés et masqués attaquant des infrastructures publiques. Cette évolution a ébranlé les idées de contestation pacifique, donnant crédit aux allégations iraniennes d’une ingérence étrangère dans la crise.

Lors de cette période de silence numérique, le gouvernement iranien a utilisé l’isolement comme un outil de répression, ciblant les citoyens qui défiaient son autorité. Cette approche inquiète les observateurs, craignant une persistance du contrôle informatique sur la population. Les actions de Pezeshkian, perçues comme des mesures répressives, illustrent l’incapacité d’un régime à s’adapter aux aspirations populaires.

Le conflit entre le pouvoir et les manifestations a transformé un désordre économique en une bataille géopolitique, avec des conséquences qui dépassent les frontières. L’Iran, malgré ses tensions internes, reste un acteur majeur de la région, affirmant sa résilience face aux pressions externes.